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Blessé comme passager lors d'un covoiturage : vos recours contre le conducteur et son assureur

· 16 min de lecture

Un passager blessé dans un accident de covoiturage obtient la prise en charge de ses dommages corporels par l'assurance de la voiture qui le transportait. La loi Badinter de 1985 lui ouvre ce droit sans prouver la faute du conducteur, que le trajet ait été réservé sur une plateforme comme BlaBlaCar ou partagé entre collègues sur le trajet domicile-travail.

Les points décisifs pour le passager

  • Le passager n'a pas à prouver la faute de l'automobiliste qui tenait le volant.
  • C'est la compagnie qui garantit le véhicule qui paie, pas le conducteur sur ses deniers.
  • Seule une faute inexcusable du passager, cause exclusive de l'accident, peut lui être opposée.
  • Sur un trajet domicile-travail, l'accident peut aussi être reconnu comme accident de trajet.

Le passager blessé peut-il se retourner contre le conducteur ?

Juridiquement, le passager dispose d'un droit à indemnisation contre le conducteur et contre le gardien du véhicule impliqué. En pratique, il ne poursuit presque jamais le conducteur personnellement : sa demande vise l'assureur du véhicule, qui doit couvrir les dommages causés aux personnes transportées. L'assurance responsabilité civile automobile est obligatoire en France pour tout véhicule terrestre à moteur, et elle protège précisément les tiers, dont font partie les passagers.

Ce point rassure souvent les deux parties. Le conducteur de covoiturage n'a pas à sortir d'argent de sa poche pour indemniser la personne qu'il transportait, et le passager n'a pas à engager une procédure contre quelqu'un avec qui il a partagé un trajet. La relation se joue entre le passager et la compagnie d'assurance, éventuellement par l'intermédiaire de son propre contrat s'il dispose d'une protection juridique.

Se retourner contre le conducteur reste possible en théorie, par exemple si le véhicule n'était pas assuré. Dans ce cas précis, le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO) intervient pour indemniser la victime, puis exerce lui-même un recours contre le conducteur responsable. Le passager n'a donc pas à supporter le risque de l'insolvabilité de celui qui tenait le volant.

Pour savoir comment s'articulent ces garanties avec la pratique du partage des frais, il est utile de vérifier si une assurance spécifique au covoiturage est obligatoire : la réponse conditionne la manière dont l'assureur traite le dossier.

Ce que dit la loi Badinter pour le passager de covoiturage

La loi n° 85-677 du 5 juillet 1985, dite loi Badinter, régit l'indemnisation des victimes d'accidents de la circulation impliquant un véhicule terrestre à moteur. Elle s'applique pleinement à un accident de covoiturage : peu importe que le trajet ait été organisé par une application, par un collègue ou par un voisin, peu importe aussi que le passager ait participé aux frais d'essence ou de péage.

Son article 3 pose la règle qui intéresse directement le passager : les victimes autres que le conducteur sont indemnisées des dommages résultant des atteintes à leur personne, sans que puisse leur être opposée leur propre faute, à l'exception de leur faute inexcusable si elle a été la cause exclusive de l'accident. Autrement dit, ne pas avoir attaché sa ceinture, avoir distrait le conducteur ou s'être assis à l'arrière d'un véhicule surchargé ne suffit pas, en principe, à priver le passager de son indemnisation corporelle.

La faute inexcusable est entendue de manière très restrictive par les tribunaux : il s'agit d'une faute volontaire, d'une exceptionnelle gravité, exposant sans raison valable son auteur à un danger dont il aurait dû avoir conscience. La jurisprudence ne la retient que de façon rarissime pour un passager. Pour les victimes de moins de 16 ans, de plus de 70 ans, ou titulaires d'un titre leur reconnaissant un taux d'incapacité permanente ou d'invalidité au moins égal à 80 %, la loi va plus loin : seule la recherche volontaire du dommage peut leur être opposée.

Le texte intégral est consultable sur Legifrance, qui publie la loi du 5 juillet 1985. Retenir l'essentiel suffit pour la plupart des situations : le passager est la victime la mieux protégée du droit des accidents de la route.

Qui indemnise le passager blessé en covoiturage ?

L'assureur du véhicule dans lequel le passager se trouvait est le premier débiteur de l'indemnisation. Lorsque plusieurs véhicules sont impliqués dans l'accident survenu, le passager peut s'adresser à l'assureur de n'importe lequel d'entre eux ; en pratique, les assureurs règlent ensuite la charge finale entre eux, selon les responsabilités de chaque conducteur. Cette souplesse évite à la victime d'attendre que les compagnies se mettent d'accord sur qui est responsable.

Le tableau suivant résume les situations les plus courantes rencontrées par un passager de covoiturage.

Situation de l'accident Qui prend en charge le passager Point de vigilance
Conducteur de covoiturage responsable, seul en cause Assureur RC auto du véhicule transportant le passager Le conducteur, lui, dépend de sa garantie corporelle du conducteur
Autre véhicule responsable Compagnie de l'un ou l'autre véhicule impliqué, au choix du passager Le constat amiable aide à établir les faits
Véhicule non assuré ou auteur en fuite Fonds de garantie (FGAO) Délais de saisine du fonds à respecter
Trajet domicile-travail Assurance maladie au titre de l'accident de trajet, puis assureur auto Déclarer l'accident à l'employeur rapidement
Conducteur non désigné au contrat d'assurance Compagnie du véhicule, tenue envers les occupants La compagnie peut ensuite se retourner contre son souscripteur

Ce dernier cas mérite une précision. Une clause de conduite exclusive ou une clause excluant les jeunes conducteurs ne peut pas être opposée aux victimes : l'assureur indemnise le passager, puis exerce éventuellement un recours contre son propre assuré pour non-respect du contrat d'assurance. La victime reste protégée quelles que soient les erreurs commises par le propriétaire du véhicule.

Quelles garanties en cas d'accident de covoiturage ?

Trois niveaux de garantie peuvent jouer, et il est utile de les distinguer pour savoir à qui s'adresser. Le premier est la responsabilité civile du véhicule, obligatoire, qui couvre les dommages corporels et matériels causés aux passagers et aux autres usagers. C'est elle qui indemnise le passager blessé, sans plafond pour les dommages corporels en France.

Le deuxième niveau est la garantie corporelle du conducteur. Facultative, elle protège le conducteur lui-même lorsqu'il est blessé dans un accident dont il est responsable, ou sans tiers identifié. Elle ne concerne pas le passager, mais elle compte pour le conducteur de covoiturage : sans elle, celui qui tient le volant et cause l'accident n'est indemnisé de ses propres blessures que par la Sécurité sociale et ses éventuelles assurances personnelles.

Le troisième niveau regroupe les protections propres au passager : assurance individuelle accident, garantie des accidents de la vie, assurance de prêt, ou complémentaire proposée par une plateforme de covoiturage. Certaines applications offrent en effet une assurance complémentaire attachée aux trajets réservés par leur intermédiaire, parfois avec une assistance en cas de panne ou d'immobilisation. Les conditions varient d'un service à l'autre et changent dans le temps : lire les conditions générales avant le départ est la seule information fiable.

Ces garanties se cumulent sans se remplacer. Une garantie des accidents de la vie, par exemple, peut verser des sommes forfaitaires selon son contrat, sans empêcher le passager d'obtenir l'indemnisation intégrale due par l'assureur du véhicule. Avant de choisir une application de covoiturage, regarder ce que la plateforme couvre en plus de l'assurance du conducteur fait partie des bons réflexes.

Partage des frais et assurance : le covoiturage reste-t-il couvert ?

Le code des transports définit le covoiturage comme l'utilisation en commun d'un véhicule terrestre à moteur par un conducteur et un ou plusieurs passagers, effectuée à titre non onéreux, excepté le partage des frais, dans le cadre d'un déplacement que le conducteur effectue pour son propre compte. La participation aux frais de carburant et de péage ne transforme donc pas le conducteur en transporteur professionnel.

Cette définition protège l'assuré : un contrat d'assurance automobile classique couvre la pratique du covoiturage tant que le conducteur ne réalise pas de bénéfice. Si le montant demandé dépasse les frais réels, l'activité peut être requalifiée en transport rémunéré de personnes, qui exige un statut et une assurance professionnels. L'assureur pourrait alors contester sa garantie envers son assuré, même s'il demeure tenu d'indemniser les victimes.

Concrètement, un conducteur qui fait un aller-retour régulier entre deux villes et divise le coût du carburant et des péages entre les occupants reste dans le cadre du covoiturage. Celui qui multiplie les trajets dans le seul but d'encaisser des participations supérieures à ses dépenses sort de ce cadre. Les plateformes appliquent généralement un barème de prix conseillé pour éviter cette dérive, que la mise en relation se fasse sur une longue distance ou sur un trajet domicile-travail.

Pour replacer ces règles dans le paysage général, le panorama du covoiturage en France rappelle les usages, les aires et les incitations qui entourent cette façon de se déplacer.

Accident de covoiturage sur le trajet domicile-travail

Lorsque l'accident en covoiturage survient sur le trajet entre le domicile et le lieu de travail d'un salarié, il peut être reconnu comme accident de trajet par l'Assurance maladie. Le code de la sécurité sociale admet que le parcours soit détourné pour les nécessités d'un covoiturage régulier : aller chercher un collègue ou le déposer ne fait pas perdre la qualification d'accident de trajet.

Cette reconnaissance apporte au passager blessé une prise en charge renforcée de ses frais médicaux et des indemnités journalières spécifiques, distinctes de celles d'un arrêt maladie ordinaire. L'accident de trajet ne se confond pas avec l'accident du travail au sens strict, mais il ouvre des droits voisins. L'employeur doit être informé rapidement, puis il déclare l'accident à la caisse.

La prise en charge par la Sécurité sociale ne prive pas le passager de son action contre l'assureur du véhicule. La caisse exerce ensuite un recours contre cet assureur pour récupérer les sommes avancées, et la victime obtient de l'assureur l'indemnisation des préjudices que la Sécurité sociale ne couvre pas : souffrances endurées, préjudice esthétique, préjudice d'agrément, perte de gains au-delà des indemnités journalières. Les deux circuits fonctionnent ensemble.

Pour les salariés qui organisent un trajet domicile-travail partagé, la question du choix de la plateforme se pose souvent ; la comparaison entre Blablacar ou Mobicoop pour aller au travail détaille les deux services les plus utilisés sur ce créneau.

Comment se faire indemniser après un accident ?

La démarche commence le jour même. Faire constater les blessures par un médecin, aux urgences ou chez son praticien, permet d'obtenir un certificat médical initial décrivant les lésions : ce document est la pièce centrale de tout dossier d'indemnisation corporelle. Recueillir les coordonnées du conducteur, de son assureur, des autres véhicules impliqués et des témoins évite ensuite des semaines de recherche.

Le passager n'a pas à remplir le constat amiable, qui concerne les conducteurs, mais il peut y être mentionné comme blessé. S'il est en état de le faire, il déclare ensuite l'accident à l'assureur du véhicule transporteur, ou laisse son propre assureur s'en charger s'il dispose d'une protection juridique. Conserver toutes les pièces est indispensable : ordonnances, factures, arrêts de travail, justificatifs de déplacement, bulletins de salaire.

La loi Badinter impose ensuite à l'assureur un calendrier précis. Selon son article 12, l'assureur doit présenter une offre d'indemnisation à la victime ayant subi une atteinte à sa personne dans un délai maximum de huit mois à compter de l'accident. Si l'état de la victime n'est pas consolidé dans les trois mois suivant l'accident, l'offre peut être provisionnelle, et l'offre définitive doit alors être faite dans un délai de cinq mois suivant la date à laquelle l'assureur a été informé de cette consolidation. Une offre tardive ou manifestement insuffisante est sanctionnée par des intérêts majorés.

Ce calendrier se résume en quelques étapes :

  1. certificat médical initial et rassemblement des informations sur le véhicule et l'accident survenu ;
  2. déclaration à l'assureur du véhicule et, sur un trajet domicile-travail, information de l'employeur ;
  3. expertise médicale, organisée par l'assureur, au cours de laquelle la victime peut se faire assister par un médecin conseil de son choix ;
  4. offre d'indemnisation, provisionnelle puis définitive après consolidation ;
  5. acceptation, négociation ou contestation devant le tribunal judiciaire.

L'expertise médicale, étape qui fixe le montant

L'expertise médicale décide en grande partie du niveau de l'indemnisation. Le médecin expert évalue chaque poste de préjudice selon une nomenclature couramment utilisée par les tribunaux et les assureurs : déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées, préjudice esthétique, incidence professionnelle, besoin d'assistance par une tierce personne. Une lésion oubliée ce jour-là a peu de chances d'être indemnisée ensuite.

Le médecin désigné par la société d'assurance travaille pour elle. Se faire assister par un médecin conseil indépendant, spécialisé dans la réparation du dommage corporel, rééquilibre le rapport de force ; certaines associations d'aide aux victimes orientent vers ces praticiens. Une protection juridique incluse dans un contrat d'assurance habitation ou auto peut financer cette assistance, de même que les honoraires d'un avocat.

Pour des blessures légères, une entorse cervicale par exemple, la procédure reste souvent amiable et relativement simple. Pour des blessures graves, entraînant une incapacité durable, le recours à un avocat spécialisé en indemnisation devient un conseil de prudence : les sommes en jeu justifient une évaluation contradictoire de chaque poste, et l'offre initiale de l'assureur est rarement la meilleure possible.

Le passager peut refuser l'offre et saisir le juge. Le droit d'agir est encadré par la prescription : en matière de dommage corporel, l'action en responsabilité se prescrit par dix ans à compter de la consolidation du dommage, selon l'article 2226 du code civil. Ce délai long n'invite pas à attendre, car les preuves se dégradent avec le temps.

Covoiturage occasionnel, à l'étranger ou lié à l'emploi

Un covoiturage occasionnel entre membres d'une même famille, un trajet partagé avec un collègue pour une formation ou une réunion d'équipe, ou un déplacement en mission pour son métier ne relèvent pas tous du même circuit. Lorsque le déplacement est effectué pour l'emploi, pendant le temps de travail et à la demande de l'employeur, l'accident peut être reconnu comme accident du travail, avec une prise en charge proche de celle de l'accident de trajet. Le passager doit alors prévenir son employeur dans les vingt-quatre heures, sauf impossibilité.

À l'étranger, la règle change : c'est en principe la loi du pays où l'accident a eu lieu qui s'applique, et le niveau de protection d'un passager n'y est pas toujours celui de la France. La carte internationale d'assurance, que remet la compagnie, indique les pays couverts. Un covoiturage vers l'Espagne ou l'Italie mérite donc une vérification du contrat avant le départ, de même qu'un transport scolaire organisé entre parents.

Quel que soit le cadre, garder une trace du préjudice subi reste la meilleure prévention : photos, rapport de police ou de gendarmerie, suivi des séquelles, attestations de l'entourage. Pour un passager inscrit sur une application, l'historique du trajet dans son compte en ligne prouve aussi la réalité du déplacement, ce qui peut faciliter le processus d'indemnisation. Aucune franchise du contrat du conducteur ne peut être opposée au passager sur ses dommages corporels.

Quels sont les risques du covoiturage pour le passager ?

Le risque principal est celui de tout déplacement en voiture : l'accident de la circulation. Le covoiturage ne crée pas un risque juridique particulier pour le passager, puisque sa protection est la même que dans n'importe quel véhicule. La différence tient surtout à l'inconnu : on monte avec un conducteur que l'on ne connaît pas toujours, dont on ignore l'expérience et l'état du véhicule.

Quelques vérifications simples limitent ce risque. Lire les avis laissés par les précédents passagers sur la plateforme, vérifier que le profil est complet et que le permis de conduire a été contrôlé lorsque le service le propose, et observer la conduite dès les premiers kilomètres. Un passager qui constate une conduite dangereuse a tout intérêt à demander à descendre à la prochaine aire : aucun trajet ne mérite un accident de la route.

Le risque matériel existe aussi. Les bagages ou un ordinateur endommagés dans un accident relèvent des dommages matériels : ils sont indemnisés par l'assurance responsabilité civile du véhicule responsable, mais la faute du passager peut, cette fois, limiter son indemnisation. Conserver les factures des objets transportés de valeur aide à justifier le préjudice.

Enfin, le passager qui voyage régulièrement en covoiturage peut vérifier les garanties de ses propres contrats : une garantie des accidents de la vie ou une assurance individuelle accident apportent un complément utile, notamment pour les situations où l'indemnisation tarderait à venir.

Quelles sont les responsabilités en cas d'accident ?

La responsabilité du conducteur de covoiturage s'apprécie comme celle de tout automobiliste. S'il a commis une infraction, excès de vitesse, alcool, usage du téléphone au volant, il engage sa responsabilité pénale en plus de sa responsabilité civile. Les blessures involontaires causées à un passager peuvent conduire à des poursuites, indépendamment de l'indemnisation versée par l'assureur.

Côté civil, sa faute pèse surtout sur son propre sort. Un conducteur fautif voit sa réparation personnelle limitée ou exclue, puisque la loi permet d'opposer au conducteur sa faute. Sa compagnie appliquera par ailleurs un malus. Ces conséquences ne remettent jamais en cause le droit du passager.

La plateforme de covoiturage, de son côté, n'est en principe qu'un service de mise en relation. Elle n'est pas responsable de la conduite des membres inscrits, sauf manquement à ses propres obligations. C'est donc vers l'assureur du véhicule, et non vers l'application, que se tourne la victime. Le passager, enfin, peut voir sa responsabilité engagée envers les autres occupants ou les tiers s'il a provoqué l'accident, par exemple en saisissant le volant : un cas rare, mais qui relèverait alors de sa responsabilité civile personnelle.

Passager blessé en covoiturage : les situations qui soulèvent le plus de doutes

Qui indemnise le passager blessé en covoiturage ?

L'assureur responsabilité civile du véhicule dans lequel il se trouvait, ou celui de tout autre véhicule impliqué. En l'absence d'assurance, le FGAO prend le relais.

Le passager sans ceinture est-il quand même indemnisé ?

Le défaut de ceinture est une faute, mais il ne constitue pas en principe une faute inexcusable cause exclusive de l'accident. Le passager reste indemnisé de ses dommages corporels au titre de la loi Badinter.

Que faire en cas d'accident en covoiturage ?

Mettre les personnes en sécurité, appeler les secours si nécessaire, faire constater les blessures par un médecin, relever les coordonnées du conducteur, de son assureur et des témoins, puis déclarer l'accident à l'assureur.

Le conducteur doit-il payer lui-même le passager blessé ?

Pas lorsque son véhicule est assuré : la charge de l'indemnisation pèse sur l'assureur, tenu de couvrir les passagers. Le conducteur ne supporte personnellement que les conséquences sur sa prime et, le cas échéant, les sanctions pénales.

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