Freinage : le système EBS, l’avenir de l’ABS

Les avancées technologies ont rendu nos véhicules de plus en plus sûrs. Parmi les technos les plus célèbres ayant encensé l’arrivée de l’électronique au service de la sécurité des automobilistes et conducteurs, figure l’ABS (système anti-blocage des roues au freinage, dont l’acronyme est issu de l’allemand Antiblockiersystem)

Mais les avancées technologiques ont amené sur le marché de nouveaux dispositifs, et parmi eux, le digne successeur de l’ABS : le système EBS (pour Electronical Braking System, ou système de freinage électronique)

Qu’est-ce que ce nouveau dispositif EBS ? Qu’apporte-t-il de plus que l’ABS, et comment fonctionne-t-il ?

À CONSULTER ÉGALEMENT : Pour en savoir plus sur l’entretien et le dépannage d’une voiture

Qu’est-ce que l’EBS ?

Le système EBS (Electronical Braking System) est un dispositif de freinage électronique, permettant, grâce à un calculateur, de diriger divers organes de sécurité tels que l’ASR ou l’ABS, et d’optimiser ainsi l’efficacité du freinage obtenu.

Le système de freinage EBS

Si on le retrouve surtout sur les véhicules poids lourds (tracteurs semi, autobus), il a fait son apparition sur les véhicules légers depuis déjà quelques années, apportant un véritable renouveau en matière d’assistance au freinage.

Le système EBS intègre en un seul dispositif électronique, le pilotage de nombreuses fonctions essentielles du freinage :

  • l’antiblocage des roues au freinage (ABS)
  • l’antipatinage des roues (ASR ou Anti-Slip Regulation), qui interagit à l’accélération mais également sur les freinages en courbe
  • le correcteur de trajectoire (ESP ou Electronic Stability Program) qui est un électro-stabilisateur programmé interagissant sur la vitesse de rotation des roues par rapport à l’angle de braquage
  • la correction du freinage par essieu (équilibrage de la force de freinage sur chaque roue)
  • pour les véhicules avec remorque : la répartition du freinage entre le véhicule tracteur et la remorque
  • l’optimisation de l’usure des organes de freinage grâce aux capteurs d’usure sur les plaquettes

Le principal avantage de la gestion électronique, par rapport à des organes pneumatiques, est clairement la vitesse de réaction de l’ensemble du dispositif, offrant des atouts majeurs en matière de sécurité active pour le conducteur.

Quelles différences entre EBS et ABS ?

Pour faire simple, la principale différence entre le système de freinage EBS et le système ABS tient au fait que l’ABS fait partie intégrante de l’EBS, en tant que composant.

Le système ABS (système anti-blocage de roues) fonctionne à l’aide d’un capteur de décélération au niveau de chaque roue, qui à chaque freinage, permet de déceler toute augmentation brusque de décélération, et d’apporter grâce à un calculateur, la régulation adéquate via une valve pneumatique. Le bloc ABS évite de fait que les roues soient bloquées en cas de freinage brusque, en apportant la régulation nécessaire sur la pression du fluide hydraulique du circuit de freins entre la pédale et les étriers de freins.

L’EBS, lui, est un calculateur faisant office de véritable chef d’orchestre pour diriger les organes de sécurité liés à la motricité : ABS, ASR, ESP… Sa puissance de calcul et la vitesse de réaction de l’électronique en font un dispositif incroyablement efficace pour garantir une stabilité au freinage (notamment en courbe) et une efficacité hors norme en matière de distance de freinage, face à une voiture équipée d’un simple ABS.

Un système de freinage EBS sur voiture n’est pas du tout le même pour un camion et une remorque

Bien que les véhicules de nos jours soient très performants, tous les nouveaux systèmes que l’on connait de nos jours sur ces dernières comme le système EBS, le système ABS, le frein de parking électrique, les rétroviseurs électriques, ou encore le régulateur de vitesse sont nés sur les camions et les remorques. Effectivement, avant de mettre ce genre de technologie entre des mains grand public, il faut bien les confier à des mains plus expertes comme les chauffeurs de poids lourds, mais aussi chez des pilotes de voitures de course.

Ces différentes technologies ont connu de très fortes évolutions ces dernières tellement, que la plupart des technologies qui sont confortablement installées sur les camions sont bel et bien présentes sur les voitures les plus basiques. Et cela n’est pas dû au hasard. Les personnes sont de plus en plus amenées à parcourir de très longues distances en voiture, que ça soit pour leurs loisirs, mais aussi pour le travail. En moyenne, une personne parcourt dix kilomètres par jour ce qui oblige les constructeurs à proposer les meilleurs systèmes de sécurité à leurs clients.

Et il en va de même pour les camions et les remorques. Avec des trajets qui sont quant à eux bien plus importants, certains chauffeurs poids lourds parcourent Paris jusqu’à Rome. Il faut tout mettre en oeuvre pour apporter la meilleure des assistances au chauffeur pour mener à bien sa mission. D’ailleurs, les systèmes EBS sont souvent amenés à évoluer surtout que les camions et leurs remorques sont souvent confrontés à des changements climatiques. Du passage dans une zone avec de hautes températures, à des passages dans des zones neigeuses, toute l’anatomie du camion prend un sérieux coup. Et pour supporter tous les aléas de la vie d’un camion, chaque système, durite, câble, capteur est pensé pour accompagner le chauffeur dans son quotidien.

Bien sûr, il existe plusieurs entreprises qui améliorent le quotidien des chauffeurs. Par exemple, le système EBS de Haldex est très avancé et occupe déjà certains camions grand public. Leur système EBS avancé aura permis déjà à de nombreux chauffeurs de limiter les risques d’accident et de glissade sur la chaussée et ce que ça soit par temps sec, par temps de pluie et par temps de neige. En bref, un système EBS qui aura déjà fait ses preuves.

Comment le freinage est devenu un élément essentiel de la sécurité routière ?

Si l’ABS a été rendu obligatoire en Europe en 2004 sur tous les véhicules neufs, il n’en est pas de même pour tous les dispositifs de sécurité liés à la motricité et au freinage.

Le couplage de ce dernier à l’antipatinage (ASR) et au correcteur de trajectoire (ESP) au travers de l’EBS n’est pas encore totalement démocratisé sur tous les véhicules automobiles, puisque tous ne sont pas dotés de ces dispositifs (seul l’ESP est obligatoire depuis novembre 2014 sur les véhicules neufs vendus en Europe)

Mais la tendance est à la sécurité, et l’EBS devient peu à peu la norme sur de très nombreux modèles automobiles. On retrouve d’ailleurs de nombreux modèles disposant de l’AFU (Aide au Freinage d’Urgence), un dispositif optimisant l’arrêt rapide du véhicule en cas de pilage de la part du conducteur. L’EBS apporte sa contribution à l’efficacité de l’AFU.

En 2022, l’AESB (aide automatique au freinage d’urgence) sera obligatoire sur tous les véhicules neufs en Europe (couplage de la détection d’obstacles à l’AFU)

Retour haut de page